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DESÊTRESHUMAINS

Projet en cours

Dans la prolongation de mon premier ouvrage, "Il(s)", arrive ce recueil de textes, dessins, peintures et autre broderies, sculptures et modelages...

Notre Monde est cruel, vous n'avez pas besoin de moi pour le savoir.

Je veux rendre hommage à ces êtres qui cherchent refuge et qui nous font confiance alors que nous les trahissons.

Je veux rendre hommage à ces êtres qui cherchent refuge, apaisement et qui se retrouve face à la haine, à la maladie, à l'indifférence, à la mort et à l'oubli.

Voici d'ores et déjà quelques extraits...

Une partie des oeuvres créées pour ce projet sont visibles à mon atelier du 59 Rivlo Paris 1er.

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Parce que nous sommes,

regardons-nous !

Nous sommes les enfants des prédateurs à qui nous donnons vie.

 

Milliers de spirales infernales 
aux flux du sang 
des plaies 
des viols 
des larmes et des silences.

Nous sommes les porteurs du flambeau de la haine.

Nous sommes les prédateurs sanguinaires,

anthropophages à l'appétit gargantuesque!

Depuis la nuits des temps
les ancêtres des ancêtres de nos ancêtres

ont creusé les fondations

pour y vomir leur haine,

afin que poussent les raisons innommables

de la fertilité de nos actes nauséabonds et meurtriers.

Nous sommes le Monde, 

pendus au mamelles de notre Terre Mère

qui nous a tant aimé depuis notre genèse...

Nous sommes le Monde, 

pendus au mamelles de notre Terre Mère,

mamelles dont nous tétons le sang,

à force d'engloutir ses chairs,

broyées par nos bottes et nos armes

que même les pleurs de nos enfants ne pourront engloutir !

 

N'avez-vous donc pas peur que le sel des larmes séchées de nos sœurs et frères assassinés nous brûle le cœur ??

N'avez-vous donc pas peur que le souffle glacial de l'enfant mort ne nous étouffe ??

N'avez-vous donc pas peur 

que le regard éteint à l'agonie de nos filles nous crève les yeux ??

N'avez-vous donc pas peur 

que le tambour du cœur de nos fils ne nous broie sous les salves de toutes leurs douleurs ??

N'avez-vous donc pas peur ??...

Si il n'y a rien à voir à travers la vitre, 
pourrons-nous au moins affronter les miroirs, 

le jour où les anges ensanglantés viendront nous demander pourquoi nous ignorons leurs plaies à en perdre la vue ! 

.../...

Là où l’écume est noire,

l’humanité n’existe pas.

Là où l’écume est noire,

seules les âmes perdues se reconnaissent.

Là où l’écume est noire,

la gloire,

revient au mépris et à l’indifférence,

la mort,

aux êtres invisibles,

hurlants du cri le plus cinglant de silence.

Ce cri,

que nous ne savons transmettre.

Ce cri,

dégoulinant de mort,

de sang,

de désespoir,

de plaies et de séparation.

 

Là où l’écume est noire,

les enfants meurent autant qu’ils le peuvent,

les amants se défont, dans le chaos et pour le pire.

 

Là où l’écume est noire,

les mères protectrices aux seins asséchés,

les pères dépouillés de leurs armures les plus puissantes,

n’ont plus que leur amour pour pleurer.

 

Là où l’écume est noire

le monde tourne et tourne

et tourne,

encore,

inlassablement .

Là où l’écume est noire,

le soleil brillera toujours

Et les vagues continueront,

irrémédiablement,

de venir,

avec grâce,

s’épancher sur le sable doré.

Là où l’écume est noire,

la Lune,

offrira toujours à l’opprimé

tout comme à l’oppresseur,

ses rayons argentés.

Là où l’écume est noire,

les ciels bleus

seront autant de belles promesses

que d’immenses suaires.

 

Là où l’écume est noire,

le chant des goélands

sera toujours aussi rieur.

 

Là où l’écume est noire,

la nuit,

se demande pourquoi

les reflets qu’elle produit,

ont l’éclat du plus beau des rubis.

Elle ignore,

qu’ils sont le fruit du sang répandu,

au creux du silence des enfants engloutis.

Elle ignore,

que ces reflets carmins

sont les plaies de leurs mères et pères,

sacrifiés,

dans l’ignominie de cette indifférence.

Esprits perdus,

en mal de sépulture,

errants,

sur les plages silencieuses, là où l’écume est noire.

 

Alors

le ciel devient le suaire immense,

recouvrant cette trame,

toile dernière,

Le ciel est ton suaire.

La sépulture est bien trop profonde afin que tu t’élèves,

tu n’as même pas le droit

de t’en aller en paix,

ce que tu as fuit

est ce qui te tue,

l’absurdité des hommes

l’égoïsme sans limite

tout comme la mort,

l’absurdité des hommes

se délecte et choisit.

 

Et la lune éclairera toujours

de ses rayons argentés,

les vagues lourdes et majestueuses

venues s’écraser sur le sable

là,

où l’écume est noire

et le sable ensanglanté.

 

 

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